Visita di studio in Lussemburgo dal 13 al 18 aprile 2008
di Adalgisa Stabilito  - DSGA  Scuola Media statale “G. Caloprese” SCALEA (CS)
 

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Remerciements

Nous tenons à remercier très chaleureusement Monsieur Jean WAGNER, Directeur du lycée technique Josy BARTHEL pour l’organisation de la visite, les chefs d’établissements de leur grande disponibilité, l’ensemble des acteurs qui ont répondu sans fard aux nombreuses questions et les personnels du LTJB pour leur grande gentillesse.

Nous remercions également Madame la Ministre et tous les acteurs politiques qui ont contribué aux échanges, à notre information et permis cette visite.


INTRODUCTION

Le thème de la visite organisée par M. WAGNER, Directeur du lycée technique Josy BARTHEL, portait sur les mesures préventives contre l’échec scolaire. Le choix du titre « apprendre pour la vie » fait référence au fait qu’un élève doit apprendre à apprendre pour pouvoir progresser tout au long de sa vie et s’oppose à l’idée que l’on apprend pour avoir de bonnes notes.

Les participants[1] ont bénéficié d’un temps d’observation[2] de 4 jours intégrant des visites d’établissements  et des rencontres avec des acteurs du système éducatif : responsables du MEN, des chefs d’établissement, des enseignants, des éducateurs et des élèves, …

Ceci étant le nombre d’établissements  et la durée limitée de la visite conditionnent naturellement  les analyses consignées dans le présent rapport.

Les conclusions que nous en avons tirées ne peuvent donc être que partielles et partiales.  Il y a probablement des oublis, des interprétations, … que les acteurs rencontrés voudront bien considérer avec bienveillance.

I - SYSTÈME ÉDUCATIF LUXEMBOURGEOIS

 1.1 Les missions des lycées

 La loi du 25 juin 2004 portant organisation des lycées et lycées techniques fixe les missions les lycées :

assurer

            la formation scolaire et,

            en complément à l’action des familles, l’éducation des élèves

suivant les lois et règlements régissant l’enseignement secondaire et l’enseignement secondaire technique.

L’élève y reçoit un enseignement qui a pour objectif

            de le conduire à une certification reconnue,

            de lui permettre d’acquérir une culture générale,

            de le préparer à la vie active et à l’exercice de ses responsabilités d’homme

                        et de citoyen.

L’élève y est aidé dans son développement personnel et son orientation.

 

1.2 La structure de l’enseignement

 

 

Observations :

-          enseignement  préscolaire de 3 ans à 6 ans en  langue allemande

-          enseignement  primaire  de 6 ans à 12 ans en allemand ; en 2ème année s’ajoute le français à l’oral et en 3ème année à l’écrit. L’anglais devient obligatoire à partir de la classe de 7ème.

-          scolarité obligatoire jusqu’à 15 ans ; un projet de loi est à l’étude pour la porter à 16 ans.

-          l’orientation précoce à 12 ans

-          des classes à effectifs réduits : 15 élèves en primaire ; 15 à 20 dans le secondaire  avec un grand nombre de cours en demi groupes à 10/12 élèves

-          gestion des flux : 30% vers l’enseignement secondaire et 70% suivent la voie technique secondaire

-          un nombre important d’élèves qui quittent le système scolaire sans certification ; compte tenu du contexte économique, ces jeunes n’ont pas de difficulté à trouver du travail mais doivent se contenter des emplois non qualifiés.

-          repérage des niveaux inversé pour différencier la finalité des études : l’enseignement secondaire va de la 7ème à la 1ère ; l’enseignement secondaire technologique quant à lui va de la 7ème à la 13ème. Ce repérage semble concilier les systèmes français et allemand.

 

1.3 Le trilinguisme

 Le MEN définit le curriculum de l’enseignement primaire avec au programme trois langues officielles : la langue luxembourgeoise, l’allemand, le français.

L’apprentissage de la lecture se fait en langue allemande qui devient progressivement la langue d’enseignement. Lors de la visite de l’école primaire de Mamer, tous les livres étaient pratiquement en luxembourgeois ou en allemand.

 Le français est enseigné à partir de la 2ème année scolaire d’abord à l’oral puis à l’écrit à partir de la 3ème année scolaire.

 La maîtrise de ces trois langues à l’école primaire nous semble conditionner la scolarité de l’enfant. En effet, l’anglais est étudié  en 8ème (à 13 ans).

 De plus, ce trilinguisme constitue un passage obligé pour les poursuites d’études supérieures dans le pays. L’accès à un certain nombre de  métiers, en particulier l’enseignement, est également tributaire de cette maîtrise des trois langues.

 Ce trilinguisme est à la fois un atout mais peut également constituer un handicap pour les élèves en particulier pour les élèves issus de l’immigration (40% de la population luxembourgeoise est étrangère). En effet, de la 7ème à la 9ème l’enseignement des langues représente la moitié du temps d’apprentissage. Les langues, supports véhiculaires de communication, font l’objet d’un apprentissage classique qui permet d’avoir un excellent niveau linguistique (nous l’avons constaté dans les classes), mais en même temps il entraîne un niveau faible dans les autres disciplines si on se base sur les résultats des évaluations PISA.

  

1-4 Préparation à la poursuite d’études hors Luxembourg dans les universités

 20% d’une classe d’âge sort avec un niveau « baccalauréat » pour poursuivre des études longues à l’université au Luxembourg ou dans d’autres pays.

 Il existe une université à Luxembourg créée en 2003 pour mener à bien trois missions : la formation, la recherche et la valorisation. Elle comprend trois facultés : une en droit, économie finance ; une faculté des lettres et sciences humaines et une faculté des sciences et de la technologie et de la communication.

 La plupart des étudiants se rendent à l’étranger. Cette démarche est totalement ancrée dans la mentalité luxembourgeoise.

Pour les études d’ingénieurs ils vont  en Allemagne et en Suisse ; pour la littérature, en France, Angleterre ou Belgique. Pour les mathématiques, en France (en particulier à Strasbourg) ou Liège. Pour la biologie, France ou Allemagne. Pour médecine, 1ère année à Luxembourg et partenariat français (30 places réservées). Pour le droit et l’économie, Strasbourg ou Paris, Bruxelles, Louvain et la Suisse. Pour la musique, Bruxelles et les USA . Pour les Beaux arts, Paris et Strasbourg.

Les étudiants qui se destinent à l’enseignement des langues sont tenus de faire les études dans le pays de la langue qu’ils souhaitent enseigner.

 Quand les élèves partent à l’étranger, ils bénéficient d’une bourse en fonction du revenu des parents mais il y a aussi la possibilité d’aides en fonction de la performance de l’étudiant.

 

1-5 Les enseignants

 Tous les futurs enseignants sont notamment sélectionnés sur la base d’épreuves linguistiques nécessitant en premier la maîtrise du luxembourgeois.

Leur cursus universitaire se fait essentiellement à l’étranger.

 Le recrutement se fait sur concours et la nomination par le MEN. Une certaine autonomie peut être laissée aux chefs d’établissement après négociation avec le MEN : dans le cas du lycée LTJB, le chef d’établissement a pu recruter la moitié des enseignants la 1ère année.

Faut-il que les chefs d’établissement aient le pouvoir de recrutement des enseignants comme en Bulgarie par exemple ?  Interrogé sur ce thème, J. WAGNER, directeur du LTJB,  pense qu’il faudrait au moins que 1/3 des professeurs puissent être recrutés par le chef d’établissement pour pouvoir mener à bien le projet d’établissement.

 La formation continue des professeurs est organisée par le SCRIPT sous la direction de M. LANNERS Michel et de Mme PETRY Pascale, son adjointe. Elle se construit à 3 niveaux pour développer les compétences des professeurs pour la réussite des élèves :

-          National : le Ministre définit les orientations générales et le SCRIPT les décline en actions de formation en proposant une offre articulée entre ces orientations et la demande. Pour l’année 2007/2008, 4 priorités : l’apprentissage, l’approche par compétences, le travail en équipe et la communication, la gestion des établissements scolaires (à l’attention des futurs membres des comités d’école)

-          Régional (offre inter établissements)

-          local : le chef d’établissement a la possibilité de mettre en œuvre un plan de formation pour l’établissement. Il doit obtenir au préalable l’accord du MEN

 Depuis la présente année scolaire, chaque enseignant est tenu de suivre 8h de formation par an. Lorsque ces stages empiètent sur les heures de cours, il lui est demandé de les récupérer.

Les professeurs peuvent également s’inscrire à des formations organisées en soirée ou le week-end. Une attestation de participation leur est délivrée et permet d’enrichir leur CV qui pourra être utilisé pour une évolution de carrière.


Les professeurs ne sont ni inspectés par un expert de la matière enseignée, ni évalués par le chef d’établissement. Ils évoluent à l’ancienneté.

Ceux qui s’investissement dans les innovations, s’engagent dans la vie de l’établissement, … qu’il s’agisse des enseignants ou des chefs d’établissement ne bénéficient pas d’une reconnaissance administrative..

Question : faut-il des inspecteurs puisque inspecter vient de in-spectare (regarder dedans) ? est ce que d’autres pairs ne pourraient pas remplir ce rôle ?

 

La relation avec les élèves et les équipements scolaires

Les principes éducatifs énoncés dont celui de « rendre l’élève autonome », « le préparer à la vie active et à l’exercice de ses responsabilités d’homme et de citoyen » nous sont apparus totalement mis en pratique et intégrées dans les relations maîtres/élèves mais aussi élèves/élèves.

Les moyens matériels très conséquents mis à disposition de l’établissement, à l’école et dans les lycées, participent de cette volonté politique.

Les cours, les couloirs, les classes sont des exemples de parfaits exemples d’un esprit citoyen totalement assimilé ; dans les petites classes de l’école primaire, 3 poubelles sont utilisées pour les collecte sélective(photo poubelle, photo nettoyage atelier BTP ).

Les tableaux coulissants pour être à la hauteur des enfants, les bureaux roulants pour les élèves, les vidéoprojecteurs dans toutes les salles et les casiers installés pour tous les élèves, les espaces de circulation très ouverts (et exceptionnellement apaisants) offrent un cadre de travail de très grande qualité.

 Les relations humaines semblent  très professionnelles et « aseptisées ». Cependant, la présentation de M. Claude CHRISTNACH  de la classe mosaïque montre que la disponibilité aux contacts humains imprégnés du recul nécessaire à une action efficace.

 La gestion des personnels enseignants qui devrait accompagner « le concept de l’autonomie scolaire » est bloquée par les forces syndicales. L’établissement est déresponsabilisé à ce niveau.

Il y a primauté du concept de l’ancienneté dans les mutations.

Il n’existe pas de commissions paritaires (MEN, représentants des établissements, représentants des syndicats enseignants) mais les procédures sont transparentes.

 Remarque : les professeurs qui posent problème doivent suivre une formation soit pour prévenir le décrochage soit pour les réconcilier pour ceux qui ont déjà décroché. Ces formations sont limitées aux professeurs du secondaire.

 

1.6 La place des parents

La place des parents est réduite dans les décisions d’orientation. En effet, l’orientation en fin de cycle primaire se fait par une commission (psychologue, inspecteur de circonscription, 1 professeur secondaire général, 1 professeur secondaire technique, instituteur…) dans laquelle siège l’instituteur. Un vote intervient en fin de discussion.

L’orientation s’appuie sur les résultats aux évaluations nationales (En mars, des tests standardisés en allemand, français et calculs pour tous les enfants de 6ème année sont proposés) et le parcours de l’élève présenté par l’instituteur.

Si les parents n’acceptent pas la décision, l’élève passe un examen de recours qui confirme en général la décision (5% des élèves passent cet examen).

Les situations conflictuelles devenant fréquentes en fin de 9ème, le MEN envisage de mettre en place ce type d’examen de recours pour éviter des procédures judiciaires.

 

Les conseils de classe n’intègrent pas les parents.

 Ils ne figurent pas non plus dans la constitution du conseil de discipline  composé du directeur, de son adjoint et de trois professeurs.

Remarque : il nous a été précisé au lycée technique de Bonnevoie que de plus en plus de parents font appel à des avocats pour défendre la cause de leur enfant.

 

Les parents constituent toutefois des relais dans le cadre des classes « mosaïque » pour un travail collaboratif avec l’école (cf entretiens téléphoniques hebdomadaires au lycée de Bonnevoie).

Le Neie lycée a également intégré des réunions hebdomadaires avec les parents afin de renforcer leur rôle.

 

 

II- LES INSTITUTIONS LUXEMBOURGEOISES AU NIVEAU DE L’ENSEIGNEMENT

 

2.1 Proximité des établissements avec le MEN

La taille du pays permet une grande proximité  à la fois géographique et fonctionnelle entre les différents acteurs du système. Ainsi toute décision prise au MEN associe les experts du terrain ; les innovations locales peuvent aboutir rapidement à une extension.

Un chef d’établissement peut rencontrer très facilement la Ministre de l’Education Nationale pour lui présenter un nouveau projet.

 

2.2 Le soutien à l’innovation : SCRIPT

 M. Michel LANNERS, directeur du SCRIPT, a présenté le Luxembourg comme un laboratoire grandeur nature où l’on peut engager des expériences.

L’innovation est en relation avec une demande très importante dans ce petit pays.

 Les attentes des parents, des élèves se sont précisées ces derniers temps. Cette « insatisfaction »  s’exprime au 1er chef auprès des directeurs d’écoles voir directement auprès du Ministère.

 Les besoins de la société (vie en commun, citoyenneté) et des  secteurs économiques sont également pris en compte.

 Le potentiel innovant est  limité ; le MEN ne dispose pas à ce jour d’un service de recherche. Donc les responsables se tournent vers l’étranger pour ensuite, adapter et/ou adopter.

Par exemple, l’autonomie scolaire a été importée il y a 15 ans environ par le biais du projet pédagogique et s’est concrétisée au Luxembourg par la flexibilité donnée à chaque établissement dans la grille horaire (10%).

Autre exemple : les classes mosaïques qui sont nées après une observation approfondie dans un établissement près de Montpellier. Le concept de classe relais a été retravaillé pour y intégrer des éducateurs recrutés par l’établissement et le SPOS (service psychologique et d’orientation scolaire) qui  favorise la participation au sein de l’établissement d’un psychologue voir d’un pédo-psychiatre si nécessaire. Nous avons pu constater l’importance de ce service, ouvert toute la journée dans l’établissement, au bénéfice des élèves et du personnel.

 M. Michel LANNERS a précisé que les innovations ne prenaient pas toujours forme aussi rapidement que cela était souhaité dans la mesure où le pouvoir syndical  est très fort.

 

Les réformes structurelles

Projet de réforme de l’enseignement professionnel avec introduction :

-          de la logique des modules

-          de la logique des compétences

 Concernant l’enseignement  fondamental, la loi actuelle date de 1912. Des modifications se dessinent avec

-          création de communautés scolaires pour sortir de la logique 1 instituteur pour 1 classe

-          introduction de plans de réussite scolaire (s’interroger sur le chemin scolaire de l’élève, le défi qu’il faut relever : instruire, socialiser, qualifier sur la base d’indicateurs locaux et nationaux)

-          hiérarchisation des compétences

-          président d’école élu par le corps enseignant (délégué actuel se considère comme transmetteur d’informations alors que responsable peut définir des initiatives scolaires mais sans pouvoir hiérarchique sur les instituteurs)

Actuellement 12 projets d’écoles ont été lancés mais sous la responsabilité des inspecteurs de circonscription.

 Dans le cadre de la réforme à venir, 3 divisions seront crées :

- institut de formation continue

- agence pour le développement de la qualité scolaire. Le premier travail portera sur le développement d’indicateurs pour accompagner les réflexions des établissements. Une réflexion est en cours en ce qui concerne la mise à disposition de ressources humaines auprès de l’agence.

- innovation pédagogique

 Prochainement il y aura le vote d’une loi qui instaurera une « école d’application primaire ». Principes de travail : l’inclusion s’appuyant sur le travail avec des enseignants, psychologues, éducateurs, … pour accueillir tous les élèves dans un contexte d’hétérogénéité sociale et ethnique, y compris des enfants à besoins particuliers. Cette innovation pédagogique a été portée par le « groupement luxembourgeois pour l’éducation nouvelle ». L’école aura une capacité d’accueil de  120 élèves ; le MEN  a déjà reçu 500 candidatures.

 

 Réformes au niveau des pratiques pédagogiques

Le Luxembourg revoit l’ensemble des curricula en introduisant les socles de compétences. Par manque de ressources dédiées à ce travail, les compétences ont du être définies avec les enseignants des écoles et de l’avis de M. PETRY, c’est un avantage.

 

PISA

Le Luxembourg se situe mal par rapport à d’autres pays car on ne tient pas compte de la spécificité de celui-ci.  En effet, les élèves trilingues passent la moitié du temps à l’apprentissage des langues par rapport aux autres matières, et ne sont donc pas performants en particulier dans les matières scientifiques.

 Les directions de lycées et le MEN ont réagi par rapport aux résultats PISA.

En 2006 une étude PISA bis a été lancée dans une 2ème langue, le français, avec un groupe test fonctionnant en parallèle en allemand. Les résultats mettent en évidence un écart de 35%.

En 2009, une évaluation PISA sera menée avec deux langues.

 

 2.3 La formation continue des enseignants

 www.formation-continue.lu

Le service de formation continue est intégré dans le SCRIPT. Il travaille pour les enseignants, chefs d’établissement, inspecteurs de circonscription.

 L’offre se structure autour de 3 axes :

- développement personnel

- développement de l’organisation

- développement de l’enseignement

 Chaque année des priorités sont définies par le Ministère. Pour l’année à venir :

Priorité 1 : l’apprentissage

Priorité 2 : L’approche par compétences

Priorité 3 : Le travail en équipe et la communication

Priorité 4 : La gestion des établissements et la formation des futurs membres des comités d’école.

Ces priorités ne sont exclusives d’autres actions.

 Actuellement 600/700 activités de formation sont organisées  (alors qu’elles étaient au nombre de 60 il y a 10 ans)

 Les points suivants nous sont semblés remarquables :

-          le système interactif de communication entre les établissements, acteurs de l’enseignement,

et le service de formation continue permet à chacun d’exprimer ses besoins se ses attentes à travers des demandes spontanées.

-          Le système d’évaluation des formations est structuré de manière rigoureuse. Il comporte :      

- une évaluation à chaud sur l’approche méthodologique, les compétences pédagogiques du formateur et des observations personnelles

- une évaluation de l’efficience. Ce dispositif expérimental a été élaboré avec 2 profs de Salzbourg.

Il s’agit d’une démarche en deux temps avec une grille d’évaluation  remise aux enseignants formés, à d’autres professeurs et aux élèves pour que les professeurs puissent définir leurs propres besoins au regard de ce qui constitue de leur point de vue un enseignement de qualité .

 Après la formation, un nouveau diagnostic est établi au bout  de 3 semaines puis 3 mois, en utilisant la même grille afin de mesurer l’évolution des compétences professionnelles.

-          Les formations sont assurées par des professeurs experts ou des consultants ou encore des

formateurs de formateurs. Le service ne dispose pas de formateurs permanents ; le message est d’autant plus légitimé.

-          Pour le moment, les techniques de  « formation ouverte et à distance » ne semblent pas en

usage.

 

 

III – DES EXEMPLES DE MESURES PRÉVENTIVES CONTRE L’ÉCHEC SCOLAIRES À LES ÉTABLISSEMENTS VISITÉS

 

3.1 Le lycée Josy BARTHEL , création du lycée autour d’un projet

 La construction du  lycée a débuté en 1999 et la 1ère promotion est arrivée en 2003.

Nommés 18 mois avant l’ouverture de l’établissement, le chef d’établissement, M. WAGNER et son adjoint, M. FISCHBACH ont suivi les travaux et se sont consacrés à l’élaboration du projet pédagogique en constituant une équipe pédagogique de professeurs volontaires d’autres lycées afin de constituer « une communauté scolaire de base »

Dix enseignants ont répondu à un appel à candidatures et 10  ont été choisis sur profil.

  Cette équipe rejointe par d’autres enseignants de la 1ère rentrée a bénéficié d’un accompagnement externe par Philippe PERRENOUD et Monica GATHER-TURLER sur 3 ans (6 visites).

 J WAGNER voulait établir une charte pour souder la communauté ;  3 phases ont rythmé la conception du Leitbild et du projet d’établissement  

- la conception du projet

- l’année de préparation

- la 1ère année de fonctionnement en 2003/2004

 Dès la rentrée de septembre 2003, le lycée a entamé la mise en œuvre de son projet d’établissement.

 

Das Leitbild, code de vie de l’établissement définit des principes philosophiques avec des actions concrètes à la clé.

10 principes ont ainsi été élaborés (4 mois ont été nécessaires) :

- développer chez l’élève le goût des études, la créativité, le sens des responsabilités

- aider chaque élève à construire son apprentissage

- offrir un cadre d vie agréable et stimulant pour permettre d’apprendre à se sentir bien mais aussi de se sentir bien pour apprendre

- cultiver l’accueil, de l’écoute active et du dialogue avec les partenaires

- partager le respect mutuel et la tolérance

- développer la collaboration de tous les acteurs pour progresser

- offrir aux jeunes un avenir prometteur par les métiers du bâtiment

- construire une école apprenante, soucieuse du développement de sa qualité

- assumer toutes les responsabilités pour que le lycée devienne un lycée de la réussite.

 

 Le projet d’établissement : « j’agis, donc je suis»

Il comporte deux volets distincts :

-          le dossier portfolio qui fait prendre conscience aux jeunes de l’importance de l’effort personnel. Il est distribué à tous les élèves rentrant en 7ème ainsi qu’aux élèves de 9ème, moment crucial de l’orientation. Ce dossier doit permettre de rendre l’élève de rendre l’élève plus autonome et plus responsable.

-          Le projet pilote du cycle inférieur (PROCI) donne une autonomie de 3 leçons hebdomadaires sur les 30h de cours. Ces heures permettent d’apprendre autre chose et de l’apprendre autrement.

  

3.2 Pédagogie et innovations

Les lycées peuvent être force de proposition auprès du MEN pour introduire des pratiques innovantes. Dès la validation des projets, les établissements bénéficient d’une autonomie dans la mise en œuvre.

 Quelques exemples d’innovations qui nous ont particulièrement intéressés

  • Le découpage horaire : des blocs de  50 min pour pouvoir construire des situations

d’apprentissage variées et adaptées

 

  • La mise en place de groupes de besoins en alignant trois classes à la fois en maths, allemand,

français. L’idée est de faire atteindre des objectifs ciblés avec des élèves de niveaux différents « pour atteindre le sommet d’une montagne il y a plusieurs chemins » proverbe chinois.

Ce dispositif oblige les enseignants à travailler en parallèle et en coopérant.

 

  • Le projet PROCI

Le lycée technique Josy Barthel s’est inscrit dans un appel à projet émanant du MEN. Il s’agit d’un travail en cycles d’apprentissage. Sur les 30 leçons prévues aux programmes, une liberté est donnée sur 3 leçons. Celles-ci ont été utilisées comme suit : 1h de tutorat par le professeur principal (éducation aux choix d’orientation, code de la classe, …) et 2 leçons d’autonomie qui permettent à chaque élève de choisir en fonction de ses talents des cours optionnels d’expression. Ces choix se font tous les semestres (jardin médicinal, atelier d’écriture, atelier de communication, cuisine, atelier musique, atelier théâtre,  …). Les élèves choisissent parmi les propositions construites à partir des goûts personnels des professeurs.  Les avis, rédigés en fin de trimestre par les responsables des ateliers sur le comportement social et l’attitude face au travail de leurs élèves montrent que ces activités apportent beaucoup à tous les participants.

Remarque : les équipes pédagogiques accompagnent les élèves pendant 3 ans

 PISA 2006 a fait apparaître que les élèves ayant participé au dispositif PROCI ont une avance d’une ½ année par rapport aux autres. M. WAGNER, Directeur, a d’ailleurs insisté pour dire qu’en faisant moins de leçons, on arrive à de meilleurs résultats !

 

  • Le portfolio

Dans le cadre d’un projet Comenius, l’équipe de réflexion a voulu aider l’élève à se connaître mieux dans sa manière d’apprendre.

Ainsi celui-ci collectionne durant son passage au cycle inférieur les devoirs en classe et à la maison, les fiches d’évaluation, les textes libres montrant ainsi sa progression dans ses apprentissages scolaires et sociaux. De plus un document d’accompagnement permet à l’élève de se questionner sur les difficultés rencontrées lors de l’apprentissage et de d’autoévaluer ses capacités et de se projeter dans l’avenir « comment vais-je m’améliorer à l’avenir ? » « Mes résultats me permettraient de poursuivre mes études après la 9ème dans le régime … »

Un travail approfondi a été mené sur l’évaluation des compétences et de leur mode d’évaluation ; les professeurs ont créé les commentaires en lieu et place des notes.

Sur les bulletins, différents domaines de compétences évalués. Désormais donnent un bulletin avec une note par branche, des mentions par compétences (oral, compréhension, écrit) et un commentaire sur l’élève : comportement, évolution, …

En mai le projet a été présenté au MEN mais en juin ce dernier  a demandé au lycée de réintroduire les notes classiques car il a estimé que « les mentalités n’étaient pas encore prêtes » et posait problème pour justifier  l’orientation..

M. WAGNER , directeur, conclut : « on ne peut  pas à la fois travailler sur les compétences et les notes ; il faut choisir et rechercher la cohérence dans l’équipe pédagogique ».

 

  • Les classes à régime linguistique particulier

Ces classes ont été introduites dans le lycée technique du centre qui accueille 2 344 élèves de 78 nationalités différentes et 71% d’étrangers (alors qu’au Luxembourg il y en a 30 à 40%)

 Les élèves rejoignent ces classes à l’âge de 12 ans. Elles permettent d’insérer tous les enfants étrangers dans le système d’enseignement luxembourgeois avec comme particularités de différencier les élèves qui connaissent le français et qui vont suivre la filière A pour pouvoir apprendre l’allemand très rapidement (15 leçons/semaine  la 1ère année, 10 leçons la 2ème année et 8 leçons la 3ème). Tout le reste de l’enseignement se fait en français, les élèves n’apprenant pas le luxembourgeois.

Il existe la filière F pour tous les autres étrangers qui ne connaissent pas le français. On leur enseigne cette langue de manière intensive (17 leçons/semaine la 1ère année, 11 leçons la 2ème année et 10 leçons la 3ème). Dans ce cas, il n’y a pas de cours d’allemand. Par ailleurs, le programme est identique à celui des classes de 7e / 8e / 9e.

 Accompagnés de Mme Netty MAAS, directrice adjointe, nous avons pu constater dans la classe de 9ème puis dans celle de 8ème, le niveau exceptionnel atteint au bout de quelques mois ; les professeurs utilisant le théâtre, la poésie, …dans un climat de travail particulièrement serein et chaleureux.

  

  • Adaptation pédagogique

Nous avons pu assister à un « étayage didactique » par Mme Sylvie STRASSER, professeur architecte, avec la classe T2 du génie civil 3.

Depuis plusieurs semaines les élèves travaillaient sur la réalisation d’un parking à voitures en sous –sol. Tous les élèves avaient de grandes difficultés. Elle a donc créé plusieurs niveaux d’apprentissage.

1ère étape : faire le plan des murs extérieurs.

2ème étape : placer l’escalier intérieur.

3ème étape : créer la rampe d’accès en sous-sol

4ème étape : finir le parking.

Les élèves travaillent en autonomie totale devant leur écran, seul, à 2 ou 3, se lèvent, discutent calmement, totalement concentrés sur leur tâche.

  

  • La classe MOSAIQUE

« Différencier, c’est combattre cette indifférence aux différences, c’est faire en sorte que chaque élève soit aussi souvent que possible placé dans une situation féconde pour lui. C'est-à-dire :

- qui ne menace pas sa disponibilité mentale

- qui a du sens, le mobilise, lui lance un défi

- qui se situe dans sa zone de proche développement autrement dit maîtrisable au prix d’un apprentissage accessible. » Philippe PERRENOUD

 Au lycée technique Josy Barthel, le chef d’établissement a mis en place la classe mosaïque avec une équipe de 4 professeurs et un éducateur.

Rapidement les élèves en grande difficulté soit comportementale soit d’apprentissage, à la limite du décrochage scolaire, sont admis dans ce dispositif. En effet celui ci accueille l’élève après que celui-ci ait été signalé par le régent (professeur principal de la classe) auprès du directeur. Le coordonnateur du dispositif prend le relais, rencontre l’élève et sa famille, et définit le contrat : les objectifs à atteindre. Le document est signé par les différentes parties prenantes.

 La classe compte entre 5 et 8 élèves. Les entrées et sorties sont permanentes en cours d’année.

L’élève peut rester de quelques semaines jusqu’à l’année entière selon ses progrès ou ses difficultés avant de rejoindre sa classe. L’équipe pédagogique s’engage à respecter les programmes disciplinaires de la classe considérée.

Un tuteur est désigné parmi les 4 professeurs ou l’éducateur.

La grille horaire est de 6h/jour auxquelles s’ajoutent 2h avec l’éducateur pour des activités culturelles ou sportives.

Les cours sont pratiquement individuels. Dans la mesure du possible les professeurs essaient de suivre le programme de la classe initiale de l’élève.

Une réunion de concertation a lieu toutes les semaines avec l’équipe pédagogique et, si nécessaire,  le service de psychiatrie juvénile. Un diagnostic est réalisé et différents axes de travail sont proposés : méthodologie ou rendez vous en psychiatrie juvénile, un  stage en entreprise selon la classe de l’élève (mais pas spécifique à la classe mosaïque).

Le professeur référent nous précise que le taux de réussite se mesure à l’aune du maintien dans la scolarité, environ 70%.

 Les professeurs souhaitent s’investir dans une formation visant à améliorer le diagnostic et à mieux définir un plan d’action personnalisé de réussite éducative.

 Un 2ème dispositif Mosaïque a pu être observé au lycée technique de Bonnevoie.

Les améliorations apportées chaque année depuis 5 ans ont permis de stabiliser le dispositif :

- depuis 2 ans, le travail se fait à 2 éducateurs et l’un des 2 est présent en permanence dans l’établissement

- le contrat avec la famille intègre une 1ère visite dans la famille et des contacts téléphoniques hebdomadaires

 - la grille horaire a été modifiée

- le tutorat a été abandonné (ce n’est pas forcément avec la personne désignée que le courant passe le mieux).

Remarque : à priori, il n’y a pas de lien entre la classe et des structures externes (associations des parents ou autres, aide aux devoirs, centre de loisirs, …)  tel qu’il peut exister en France.

 

  • Classes pour jeunes adultes au lycée technique ECG

 Le lycée technique École de commerce et de gestion offre des formations technique et professionnelle dans le domaine de la comptabilité, de la communication et du marketing. Pour la préparation du bac technique « Gestion », des élèves en situation d’échec peuvent être accueillis dans des classes pour jeunes adultes pendant deux ans (11ème et 12ème) avant de rejoindre la classe terminale. Les candidats à cette préparation doivent déposer une demande motivée, ils sont sélectionnés par la direction de l’établissement. Un contrat est établi entre l’élève et l’établissement qui fixe les obligations des deux parties. Le public de ce type de classe est très hétérogène, tant en terme d’âge que d’acquis scolaire, et encadré par des professeurs volontaires. Le programme scolaire est adapté par les enseignants. Ces classes donnent de très bons résultats au bac.

 

  • Rattrapage MP3 au lycée technique ECG

 MP3 signifie Motivation, Préparation, Production et Performance. Il s’agit d’un dispositif offert au lycée technique École de commerce et de gestion qui, en dehors de la classe, vise à aider l’élève dans trois domaines : apports méthodologiques pour la préparation au bac, aide aux devoirs et assistance dans des branches (matières) spécifiques. Le SPOS de l’établissement assiste aux conseils de classe et, selon les profils des élèves, propose le service le plus adapté. L’encadrement des services MP3 est réalisé par des professeurs volontaires.

  

  • Développement de l’autonomie de l’élève au Neie lycée

 Ce nouveau lycée existe depuis l’année scolaire 2005/2006. Il compte 60 professeurs et 350 élèves

Son projet a été autorisé par une loi spécifique du 25/7/2005 portant création d’un lycée pilote.

Son caractère innovant concerne :

les méthodes d’enseignement

l’organisation générale

l’encadrement

l’évaluation en fin de parcours

 Les élèves sont recrutés par l’équipe de direction. Les inscriptions interviennent avant les dates d’inscription officielles des autres lycées.

 L’enseignement est structuré autour de branches disciplinaires (allemand, anglais, français, mathématiques) et des branches interdisciplinaires (arts et société, éducation aux valeurs, sciences et techniques, sport et santé) auxquelles on ajoute des perfectionnements et, pour les meilleurs élèves, du latin.

Les élèves effectuent des travaux individuels et collectifs 

 L’organisation générale

La journée des élèves est continue de 8h10 à 18h10 (40h/semaine). Elle se partage entre des cours de 100 minutes, des activités manuelles (mécanique sur un semestre et ?? pour le 2ème semestre) des  études (collectives, silencieuse ou « dispo ») et des activités complémentaires telles que théâtre, jardinage, arts du cirque, danse, musique,…conduites par des intervenants externes.

 L’encadrement est constitué de 6 équipes de 10 professeurs responsables de 3 classes d’un même niveau et de 13 éducateurs, ce qui représente un taux d’encadrement de 1 adulte pour 3 élèves. Tous les adultes qui oeuvrent au sein de l’établissement ont été recrutés sur profil. Leur temps de travail hebdomadaire est de 30h dans l’établissement.

Chaque équipe se répartit les matières, font leur horaire, …

Lesa professeurs se spécialisent entre les 1ères classes de lycée et le cycle supérieur (qui nécessitent des spécialistes dans la discipline) car la mission pédagogique n’est plus la même/contenus, attitude à développer face au travail, travail sur l’orientation.

Au cycle inférieur, les professeurs n’enseignent pas uniquement dans leur discipline. La direction exige que le professeur enseigne également dans des matières où ils n’ont pas de domaine d’expertise.

Si l’on veut que les élèves découvrent, fassent de la recherche, …il faut que les  professeurs soient dans la même posture.

Un tuteur est désigné pour environ 7 élèves.

 A la fin du cycle d’orientation, le conseil de classe émet un avis d’orientation qu’il soumet à un jury externe qui confirmera ou non cet avis. Cette procédure se met en place cette année.

Le projet du lycée pilote est accompagné par une équipe d’universitaires de Paris, Londres et Genève, M. GIORDAN (2x/an pendant une journée)

 

CONCLUSION

 À propos des investissements éducatifs et des résultats

 Les réformes de l’éducation au Luxembourg ont permis une scolarisation des enfants structuré entre enseignement général et l’enseignement technologique et professionnel.

Les 2/3 des élèves poursuivent leur scolarité dans des établissements secondaires techniques. 1/3 des élèves sont dans l’enseignement secondaire et peuvent envisager des études supérieures universitaires.

Au vu du taux d’encadrement mais aussi des investissements matériels et immobiliers, le budget consacré à l’éducation est très conséquent.

Au vu de la confrontation des choix politiques de différents pays européens (collège unique notamment par exemple en France, Roumanie, Bulgarie) on peut s’interroger sur le choix d’une orientation classique ou technique à 12 ans et sur les résultats globaux du système.

 

Du point de vue social

 Le passage obligé de tous les enfants dans un système éducatif où la maîtrise de 3 langues officielles (luxembourgeois, français et allemand) est obligatoire, entraîne une éducation interculturelle remarquable et facilite, semble-t-il,  une intégration rapide des enfants étrangers.

 

Place du trilinguisme

 Le trilinguisme officiel se renforce à partir de la 6ème générale et de la 8ème technique (13 ans) avec l’apprentissage obligatoire de l’anglais et, pour les élèves étrangers, la possibilité d’étudier leur langue maternelle (avec des cours du soir), soit une 5ème langue.

Cet investissement en temps consacré à l’apprentissage de toutes ces langues ne se fait-il pas au détriment de celui d’autres disciplines ? Un système plus souple offrant des langues en option n’avantagerait-il pas les élèves moyens ou plus faibles ?

Cependant cette volonté affirmée au niveau des langues facilite grandement la mobilité que ce soit pour les études ou le travail.

Nous avons constaté dans un lycée technique que toute la partie théorique de l’enseignement technique était dispensée en allemand à l’écrit, en luxembourgeois et en français à l’oral pour que les futurs techniciens puissent s’adapter à tout environnement.

« On n’apprend pas seulement à parler une langue mais à agir à travers elle ».

 

Perspectives de la visite

 La mise en place d’une étude européenne permettant d’étudier très concrètement, dans les établissements de différents types, les mesures préventives contre l’échec scolaire a permis à des inspecteurs, chefs d’établissement et directeurs impliqués au sein de leur établissement dans l’innovation pédagogique de croiser des points de vue et expériences.

Les observations effectuées ont permis aux uns et aux autres de repérer les « bonnes pratiques » transférables  et/ou adaptables en fonction des contextes spécifiques des établissements représentés dans le groupe.


 

Annexe 1 : Composition du groupe des visiteurs

 ALAMPI Carmela - Italie

CASTEL Nicolas - France

FLERES Laura - Italie

GAUBERT-MACON Christine - France.

KOTLARSKA Kina - Bulgarie

NEGRE Gisèle - France

OPREA Marinela – Roumanie

STABILITO Adalgisa – Italie

THEVENIN Marie-Eve – France


 

Annexe 2 : Programme de la visite

  

 

Date

 

 

Horaire

 

Sujet

 

Lieu

 

Resp.

 

Dimanche 13.04.08

 

17h00

 

 

 

 

 

19h00/20h00

 

Accueil / Programme

 

 

 

 

 

Dîner

 

 

Hôtel Mon Plaisir

218, route d’Arlon

L – 8010 Strassen

Tel : (+352) 31 98 10

www.hotel-monplaisir.com

 

Restaurant Cenario

(Réservation Hôtel)

Strassen

 

 

Jean Wagner, Directeur

 

 

Lundi 14.04.08

 

9h00

 

 

9h30

 

 

 

 

10h30

 

 

 

 

 

 

 

12h30

 

 

13h30

 

 

15h00

 

 

 

 

 

 

17h00

 

Accueil

 

 

Présentation du système scolaire luxembourgeois

 

 

 

Le LTJBM et son fonctionnement :

- la mise en œuvre d’un nouvel  établissement;

- l’organisation;

- le leader ship;

- le personnel;

- les activités / les formations;

- les innovations.

 

Déjeuner

 

 

Visite de l’établissement

 

 

Les innovations pédagogiques au LTJBM :

PROCI/PROCO

SCNAT/DISPO

Portfolio

Evaluation des élèves

 

 

Retour hôtel

 

 

Soirée libre

 

 

LTJBM – Lycée Technique Josy Barthel Mamer

Tossebierg

L – 8268 Mamer

Tel : (+352) 26 31 40 – 1 / – 210

Fax : (+352) 26 31 40 – 200

www.ltjbm.lu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Restaurant scolaire du LTJBM (Menu OK Ludovic)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hôtel Mon Plaisir

 

J. Wagner

 

 

J. Wagner

 

 

 

 

J. Wagner

Marc Fischbach, Directeur-adjoint

Michel Pundel, Attaché à la Direction

 

 

 

 

 

 

 

M. Fischbach

 

 

Pierre Rollinger, Chargé de Direction

J. Wagner

Claude Christnach,

Attaché à la Direction

 

 

 

Mardi 15.04.08

 

8h45

 

 

 

 

 

11h15

 

 

12h00

 

 

 

14h00

 

 

 

 

 

 

17h00

 

 

Les classes d’insertion pour primo arrivants

Le bac international

Visite de classes

 

 

 

Visite de l’école primaire à Mamer

 

 

Déjeuner offert par la commune de Mamer

 

 

 

Les élèves en rupture

Le SPOS/CPOS

La classe MOSAIK

Les mesures éducatives et disciplinaires

Les liens avec le service la psychiatrie juvénile

 

 

Retour vers l’hôtel

 

 

Soirée libre

 

LTC – Lycée Technique du Centre

106, avenue Pasteur

L – 2309 Luxembourg

Tel : (+352) 43 43 32 - 1

 

Ecole primaire (Mamer)

Kineksbond

 

Restaurant Dolce Amaro

Capellen (Brasserie près du Tennis – Réservation ok Commune)

 

 

 

 

 

 

 

Hôtel Mon Plaisir

 

Netty Maas, Attaché à la Direction

 

 

 

 

 

M. Roth Gilles, Deputé-maire

 

 

 

 

 

 

SPOS

C. Christnach

J. Wagner

Davide Mirizzi, Educateur

Laurent Ury

 

Mercredi 16.04.08

 

 

9h00

 

 

 

 

 

 

 

12h30

 

 

 

14h30

 

 

17h00

 

 

SCRIPT

- les innovations pédagogiques au  G.D. de Luxembourg;

- la formation continue des enseignants;

- life long learning/ANEFORE.

 

 

 

Déjeuner offert par ANEFORE

 

 

 

Visite de la ville du Luxembourg

 

 

Retour à l’hôtel

 

 

Soirée libre

 

 

Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle

SCRIPT - Formation continue

21, Blvd de la Foire

L – 1528 Luxembourg

 

Restaurant La Luna

Rue de la Chappelle

Strassen

(Réservation Hôtel ok)

 

 

 

Hôtel Mon Plaisir

 

 

Michel Lanners, Directeur SCRIPT

Pascale Petry, Professeur chargé des missions

Karin Pundel, ANEFORE

 

Jeudi 17.04.08

 

9h00

 

 

10h00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12h00

 

 

15h00

 

 

 

 

 

 

 

18h00

 

 

19h30

 

RDV LTJBM

 

 

Visite de Lycées/classes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Déjeuner aux restaurants scolaires

 

 

Visite du Néie Lycée

-    journée continue;

-    grilles horaires;

-    évaluation;

-    orientation;

-    visite des classes.

 

 

Retour à l’hôtel

 

 

Dîner offert par le gouvernement du Luxembourg

 

 

 

 

 

LTB – Lycée Technique de Bonnevoie

119, rue du Cimetière

L – 1338 Luxembourg

Tel : 40 39 45 – 205 / – 206

www.restena.lu/ltb

 

Athénée du Luxembourg

24, Blvd Pierre Dupong

L – 1430 Luxembourg

Tel : 26 04 61 00

www.al.lu

 

ECG – Ecole de Commerce et de Gestion

21, rue Marguerite de Brabant

L – 1254 Luxembourg

Tel : 26 04 53 – 03 / – 04

www.ltecg.lu

 

Menu Ok Ludovic

 

 

Néie Lycée

15, rue de l’Aciérie

L – 1112 Luxembourg

Tel : 26 89 00 – 21 / – 26

www.dnl.lu

 

 

 

Hôtel Mon Plaisir

 

 

Brasserie Speltz

8, rue Chimay

L – 1333 Luxembourg

Tel : (+352) 47 49 50

www.restaurant-speltz.lu

 

 

 

 

 

Jean-Marie Wirtgen, Directeur

 

 

 

 

 

 

Jos Salentiny, Directeur

 

 

 

 

 

José Frideres-Poos, Directrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeannot Medinger, Directeur

 

Vendredi 18.04.08

 

9h00

 

 

 

12h00

 

 

13h30-16h00

 

Echanges sur le vécu de la semaine et les mesures préventives dans les différents pays

 

 

Déjeuner

 

 

Rédaction rapport

 

 

LTJBM

 

 

 

Menu ok Ludovic

 

 


[1] La liste des participants est présentée en annexe 1.

[2] Le programme de la visite est présenté en annexe 2.